La lettre est vivante !
Spectacle
Divers
2014-03-18
 31 photos
Voix singulières Plus d’une centaine de personnes étaient au rendez-vous mardi 18 mars 2014 à la gare Saint-Sauveur à Lille en fin d’après-midi, pour découvrir des petites formes théâtrales et poétiques présentées par Lill’art. L’association, qui s’est donné comme objectif de faire évoluer les mentalités sur les souffrances psychiques, présentait une programmation éclectique introduite par Renaud Tardy, vice-président chargé des personnes en situation de handicap au Conseil Général du Nord. On a pu découvrir ainsi « Docteur Espoir, évitons le burn out », courte pièce parodique et drôle, interprétée avec fraîcheur par son auteure, Judith Griselhouvre, et Joachim Gavienelli, soutenus tous deux par l’association Cultures du cÅ“ur. Leur succédaient les artistes en résidence à l’hôpital Saint-Vincent de Paul de Lille, dans le cadre de l’action « petites formes sur ordonnance : la lettre est vivante », menée avec le soutien de la DRAC, de l’Agence Régionale de Santé et de la Fondation d’entreprise du groupe La Poste. Cécile Richard, poète et plasticienne, livrait quelques-uns des textes produits en atelier par les jeunes patients de l’unité de santé de l’adolescent de l’hôpital, lors d’une lecture-performance saisissante. Par la suite, le public était invité à abandonner ses baskets, ses bottines et ses boots pour chausser des souliers à remonter le temps et visiter le cabinet de souvenirs de Stéphanie Martin, peuplé des confidences d’une dizaine de patients de l’unité de soins de suite de Saint-Vincent. Aux fragments de vie disséminés avec délicatesse et fantaisie dans le cabinet de curiosités de Stéphanie, répondaient les bouts de rêve assemblés en récit par la comédienne Barbara Monin, conteuse et monteuse de rêves empruntés aux patients et au personnel soignant de l’unité Fernando Pessoa du C.P.A.A. de Lille. En quatre moments radicalement différents, les artistes invitaient chacun à la rencontre avec l’autre, en restituant avec force la richesse de sa singulière présence. Brigitte Adgnot