Jullian Angel
Spectacle
Acoustique
2012-01-07
 13 photos
Il esquissa un remerciement chevaleresque. Donjuanesque, Jullian Angel qu´il est. Devant lui, le public du caf&diskaire était conquis. Pas une moue simiesque, pas un masque ubuesque, pas un visage burlesque. Esquis spectacle, sans arabesque, sans brusquerie, esthétique. Je vous invite dans son monde ? Parmi ses harmonieuses recherches, il avait d´abord eu envie de dévisager avidement la vie pour y trouver des réponses... Qui vivra verra… ? « life was an answer », avait-il pousuivi. Puis, de fils en aiguilles, sur le fil de la vie, il avait fait ami-ami avec le kamikaze. L´appivoisant, « Kamikaze planning Hollidays ». De leur amitié nassait un tsunami de notes. Ensemble, ils contaminèrent, de la plus belle manière, les oreilles familières ... ou non. Ils tamisèrent, insufflèrent, lancèrent d´un souffle les mélodies, les paroles, les vers... Ce soir là, il vint (ou vinrent) conter ses (ou leurs) histoires. Il fit un songeur « bonsoir » mais dès sa première chanson, il marqua sa présence. L´auditoire ennivré buvait ses paroles. Elles se faisaient souvent exutoires, une sorte d´échappatoire. Mais détrompez-vous, Jullian Angel est plein d´espoir. En vérité, il composait, écrivait, arrangeait, enregistrait... l´entièreté. Les spectateurs, de tout âge plongèrent à l´unanimité lorsqu´il fit goûter : « The Strong », « Saved by the monster », « Born on the seventh day »... Lui, buvait à leur santé, tout en guettant l´obscurité. Bientôt il remballerait son écritoire et irait retrouvé sa toile étoilée, grimpant sur les toits, se ressourcer. Pourtant, l´accompagnement n´était pas titanesque : une guitare, un banjo. L´acoustique est risqué, il le sait. Mais au diable les frasques ! Seul, il avait bouleversé les discophiles par ses fresques musicales.