Chronique
par Philippe J — 29/10/2026

 La Bulle était bondée, d'un public très majoritairement féminin, pour le premier concert de Myla hors de Paris. Qui ne fréquente pas Tik Tok avait peu de chances de connaitre cette autrice compositrice dont les premiers pas et le succès se sont construits sur les réseaux sociaux. La proximité physique (pour ceux qui ne connaissent pas la Bulle Café, sachez que le terme de Bulle est bien choisi) entre la chanteuse et le public n'était que la métaphore de leur proximité sentimentale. La majorité des présents était capable de chanter toutes les paroles des chansons radicalement pop et furieusement romantiques. J'étais placé entre une mère prof d'anglais (qui ma très gentiment fait une place au premier rang) et son fils qui, probablement optimiste quant à la foule lilloise des fans, était arrivé à 13 heures pour attendre Myla. Être fan, c'est faire entendre à son idole que l'on est prêt à bien des sacrifices. Mais c'est encore mieux si l'on est plusieurs à partager cette ferveur, cela lui donne plus de chaleur. Alors bien sûr, comme je suis d'une autre génération, j'ai essayé de convaincre mon voisin de profiter du concert en live et non par l'intermédiaire de l'écran de son téléphone. A quoi il me répondit, avec un peu de mépris pour ce boomer qui voulait lui faire la leçon, qu'il était lui, un pro des concerts. Oui, j'aurais mieux fait de me taire. Mais, encore une fois, j'ai pu constater à quel point le public d'un concert est tolérant vis à vis d'un photographe qui, bien malgré lui, est un peu encombrant dans son désir d'avoir le bon angle !.

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Philippe J

Écrit par Philippe J le 29/10/2026

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