Il y aurait bien des façons de raconter cette histoire, en voici une.
La légende raconte que, bébé, Manon cessait de pleurer si on la posait sous le piano. Bien des années plus tard, Manon explique que si elle fait de la musique, si elle écrit des chansons, c'est pour calmer toutes les vagues qu'il y a dans sa tête. Ainsi Manon et la musique ont tissé un lien, un lien d’apaisement.
West Side Story, Moulin Rouge et Björk sont les premières références de Manon. Et comment échapper à son destin lorsqu’un père est musicien, qu’il joue tous les jours à la maison et que ses amis viennent régulièrement à la maison jouer avec lui ?
Jouer d’un instrument, ça va bien un temps, mais l’adolescence passée, c’est la composition qui se révèle « vide-poche du cœur » permettant d’exorciser quelques démons, donnant aussi accès à l’expression poétique de l’intime. Offrant surtout la possibilité de dire ici ce qui ne peut se partager là. Ce que Manon ne veut ou ne peut pas dire, elle le met en notes, répondant ainsi aux sollicitations d’un imaginaire toujours fécond qui, sinon, viendrait troubler son sommeil.
Et puis, que faire dans la vie quand rien d’autre que la musique n’a de saveur particulière ? Pourquoi chercher autre chose quand on a trouvé là sa place ? Quand on peut, de cette façon, exprimer toutes les nuances de « blue » auxquelles la vie et l’imaginaire nous confrontent ? Les exprimer, en apaiser les influences, en les déposant dans le « vide-poche du cœur », en les offrant en partage à qui voudra bien les écouter.
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Écrit par Philippe J le 02/10/2025
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