Alain Bashung, né Alain Baschung le 1er décembre 1947 et mort le 14 mars 2009 à Paris[1], est un auteur-compositeur-interprète et comédien français. Il est devenu une figure importante de la chanson et du rock français à partir du début des années 1980 et a influencé un grand nombre de chanteurs de la nouvelle scène française.
Alain Bashung est le fils d'une mère d'origine bretonne, ouvrière dans une usine de caoutchouc de Boulogne-Billancourt, et d'un père algérien kabyle, qu'il n'a jamais connu[2],[3]. Sa mère s'étant remariée à un boulanger travailleur de nuit, Alain Bashung est envoyé, à l'âge d'un an, dans les environs de Strasbourg, à Wingersheim, chez les parents de ce beau-père[2]. Il passe ainsi son enfance à la campagne dans un milieu plutôt conservateur, avec une grand-mère qui ne parle que l'alsacien[3]. Il découvre la musique, notamment le Mahagony de Kurt Weill, et grâce à la pratique d'un harmonica Rosebud qu'il reçoit pour ses cinq ans[3]. Il est en outre enfant de chÅ“ur à Wingersheim, où il pratique aussi le basket-ball et le cyclisme.
Il retourne à Paris en 1959, où il découvre les grandes figures de la chanson française puis, à la radio, le rock américain de Gene Vincent ainsi que celui de Buddy Holly ' qui deviendra un modèle ' ou encore celui d'Elvis Presley[3]. Tout en travaillant des études, qu'il abandonne après avoir obtenu un BTS de comptabilité, en 1965, à l'école nationale de commerce[3], il monte un groupe éphémère avec des copains, les Dunces (en français : " les cancres "), au registre oscillant entre folk et rockabilly.
Avec des musiciens rencontrés à Royan, Bashung forme un nouveau groupe qui écume les restaurants, les hôtels de province et surtout les bases américaines. Il commence difficilement sa carrière avec son premier 45 tours, à dix-neuf ans, Pourquoi rêvez-vous des états-Unis ? en 1966. La même année, il devient arrangeur chez RCA, où il signe la musique de quelques chansons pour Claude Channes, évelyne Courtois alias Pussy Cat et Noël Deschamps. En juin 1967, lors d'un festival pop au Palais des Sports de Paris, il ouvre ' avec Ronnie Bird et Noël Deschamps ' devant les V.I.P.'s , les Pretty Things, les Troggs et Cream[3],[4]. Entre 1972 et 1974, il compose une partie des musiques et coréalise trois albums et trois singles (dont Marilou) pour Dick Rivers[3],[4]. Son premier single, sorti en 1968 et quasiment introuvable, s'intitule Les Romantiques[5]. C'est à partir de ce disque qu'il supprime le c de son nom...